• Renée

Faire face à ses ombres

Quand Marie est venue me voir, pour sa séance de QHHT, elle traversait une période récurrente de dépression et d’anxiété. Elle voulait déterrer la racine et rompre le cycle. Elle venait d’avoir 18 ans et se sentait dépassée, seule et léthargique.


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À la fin de l’induction, elle est arrivée dans un espace sombre — une sorte de vide. Elle ressentait beaucoup de stress et d’anxiété. Quand je lui ai suggéré de se voir en tant qu’observatrice, elle a pu se dissocier des sensations émotionnelles et physiques. Elle a flotté au-dessus de la scène et s’est vue dans une sorte d’enveloppe vide, mais toujours à l’intérieur du grand vide. Nous avons passé un certain temps à explorer cet espace sombre où elle a également vu différents tourbillons de couleurs et d’énergies.

Finalement, la scène a commencé à s’éclaircir et elle a pu distinguer deux arches. Elle s’est vue comme une jeune femme debout dans un pré devant les murs de pierre entourant un petit village de type européen. Elle est entrée par la porte avec les arches et nous avons exploré l’histoire de cette vie.

Elle avait beaucoup de bons amis et des liens familiaux étroits. Elle adorait son travail dans la boulangerie du village. Elle vivait seule dans une belle maison, où elle aimait recevoir des gens pour les repas. Elle aimait ses chiens. C’était une vie de village simple. Elle était heureuse et satisfaite. Elle n’était pas riche, mais elle avait tout ce dont elle avait besoin. Elle est morte paisiblement vers le milieu ou la fin de la soixantaine.

Elle a traversé le voile pour passer en revue cette vie, mais elle a fini par retourner dans l’espace vide du début. Ce n’était pas aussi obscur qu’auparavant. Il y avait une certaine luminosité, mais elle a recommencé à se sentir stressée, physiquement et émotionnellement. Je lui ai suggéré à nouveau de regarder la scène en tant qu’observatrice, mais son esprit conscient a commencé à prendre le dessus et elle a eu une crise de panique. Elle voulait arrêter la séance, mais j’ai continué à la faire parler.

L’esprit conscient de Marie et son Moi supérieur (ce que Dolores Cannon appelait le subconscient) ont tous deux contribué à son autoguérison pendant le reste de la séance. Ce qui s’est ensuivi a été à la fois intense et étonnant.

*Le nom de la cliente a été changé afin de respecter sa vie privée. Je partage ces extraits avec sa permission. Nous avons discuté en français et en anglais (nous vivons dans une province bilingue), et j’ai fait la traduction à partir de la transcription de l’enregistrement audio. J’ai également réorganisé une partie du matériel afin de rendre l’histoire plus facile à suivre.

Extraits de la séance QHHT® de Marie

M : C’est comme quand je suis arrivée au village, avant que tout se soit éclairci. Mais le « feeling » est très différent.

R : D’accord. Mais tu as dit que ce n’est pas aussi sombre qu’avant.

M : Non. Mais le... (pause) c’est comme si j’étais à l’extérieur du village en train de regarder les deux arches, mais c’est tout flou, comme c’était avant que je commence à donner tous les détails et les trucs quand je suis descendue là. (OK) Hum... Mais il y a beaucoup de stress au lieu d’un sentiment de paix.

R : OK. Et qu’est-ce que tu veux faire avec ce stress ?

M : (Elle rit) Je n’en veux pas.

R : Alors, tu veux t’en débarrasser ?

M : Oui, oui.

R : OK. Alors, comment veux-tu faire pour t’en débarrasser ?

M : Est-ce qu’on peut faire une pause ?

R : Tu veux dire, comme une pause pipi ? M : Non, comme... [Elle veut arrêter la séance]

R : Prends une grande respiration. (Respire profondément) Et maintenant, tu ressens du stress ?

M : Oui.

R : Donc, ici on peut dissiper ce stress. C’est un endroit magique.

M : Euh, euh...

R : Que ferais-tu pour faire disparaître le stress, par magie ?

M : (Devenant émotive) On peux-tu arrêter ?


R : Respire profondément et tu seras bien. (Profonde respiration émotionnelle) Tu peux le regarder en tant qu’observatrice. Tu n’as pas besoin de ressentir le stress, il suffit de te détacher et le regarder en tant qu’observatrice. Prends une grande respiration.... (Elle prend une très profonde inspiration, des larmes coulent sur son visage) Tu peux pleurer, et c’est OK si tu veux pleurer. C’est la guérison. C’est très guérissant. (Elle prend une autre profonde inspiration, et s’empare de ses émotions) Que veux-tu dire à ce stress ?

M : Je veux juste savoir pourquoi il est là, à l’endroit où j’étais si heureuse.

Devenir l’observatrice

R : OK. Tu peux regarder ça en tant qu’observatrice. Tu peux laisser sortir les émotions, c’est comme tu veux. (Elle prend une profonde respiration, les larmes coulent encore sur son visage.)

M : C’est comme le stress du vide, mais à l’endroit du village.

R : OK. C’est bien. Le stress du vide... mais à l’endroit du village. OK. Continue de parler.

M : (Elle prend une autre grande respiration) Mon corps, en tout cas, est en train de vivre une crise de panique totale.

R : Tu es l’observatrice, alors t’es correcte. (Elle expire profondément.) Laisse le corps se débarrasser de ce qu’il doit relâcher. (Elle expire encore profondément.) OK. Parles-en en tant qu’observatrice. Qu’est-ce qui se passe dans le corps, quand il laisse aller ? Parce qu’elle [l’observatrice] ne vit pas cette crise de panique, n’est-ce pas ? (Elle laisse échapper un petit rire)

M : Non.

R : OK. Alors qu’est ce que tu peux dire au corps, pour qu’il puisse lâcher la crise de panique ?

M : (Elle respire profondément, les larmes coulent encore sur son visage, puis un autre petit rire.) Ben, juste revenir au moment présent, quand je ressens du stress. (Elle respire encore à travers les émotions, mais de façon moins intense.)

R : C’est très bien. C’est très guérissant. Ton subconscient ne te montrerait pas ceci si ce n’était pas important. C’est parce que nous voulons laisser ça aller.

M : Oui (petit rire à travers ses larmes).

R : Alors, imagine... si tu pouvais te débarrasser de tout ton stress et de toute ton anxiété. Si tu pouvais faire en sorte que cela ressemble à quelque chose... à quoi ressembleraient ce stress et cette anxiété, si tu devais les dessiner ?

La grosse boule noire


M : C’est comme une boule d’énergie... comme l’énergie sombre.

R : OK. Combien grosse cette boule ?

M : Elle est grosse en maudit. (Petit rire)

R : Qu’est-ce que tu veux dire ?

M : Un bon mètre, en diamètre.

R : OK, ce n’est pas si grand... Je pensais que tu voulais dire plus grand que le village.

M : Non, c’est plus large... plus large que mes épaules, ha ! (Elle a encore de l’émotion dans sa voix, mais elle devient plus calme) (OK.) C’est pour ça qu’elle a l’air si grosse... elle est juste devant moi.

R : Juste devant toi. OK. Donc, tu dis que c’était sombre et c’était une boule. Quoi d’autre ?

M : C’est... ça bouge un peu comme... tu sais, sur le soleil, quand il y a des éruptions solaires ? Il y a des explosions sur le dessus. C’est comme ça. (Elle renifle)

R : OK. Quoi d’autre ?

M : Il y a comme des couleurs différentes à travers les autres couleurs. (Riant)

R : Quelles sortes de couleurs ?

M : Oh ! Bleu et rose.

R : Ça représente quoi, ces couleurs ? Elles représentent quelque chose ?

M : Je ne sais pas.

R : OK. (Soupir profond) Alors, tu veux faire quoi avec cette boule ?

M : (Pause et petit rire) Je veux des réponses.

R : OK. La boule, devant toi, soit tu peux lui poser des questions, ou tu peux lui demande de faire ce que tu veux. Qu’est-ce que tu as envie de faire ?

M : (Respiration profonde... pause) Je sens que j’ai besoin de lui faire faire quelque chose.

R : OK. Comme quoi ?

M : (Elle renifle et les larmes continuent de couler sur son visage, mais elle est beaucoup plus calme qu’au début). Comme... la faire grandir jusqu’à ce qu’elle se dissipe. (OK) Comme, la même quantité d’anxiété, mais juste pas devant moi. (OK) Comme... partout. (Renifle)

R : Alors, comment ferais-tu ça ?

M : Je le pousse et je le répands. (Rires)

R : OK. Et comment fais-tu ça ? Décris-le-moi.

M : Je peux le toucher.

R : OK. Qu’est-ce que tu ressens quand tu le touches ?

M : C’est vraiment chaud. C’est chaud.

R : Chaud. OK. Ça ne te fera pas mal... tu n’as pas besoin de ressentir la sensation physique, mais savoir que c’est chaud… c’est une bonne chose. Alors, que se passe-t-il maintenant ?

M : Hum... c’est, c’est comme… ça explose. Pas violemment. Ça se répand.

R : OK, ça se répand comment ?

M : Comme... Disons quand tu mets du sel dans ton « driveway » [entrée de cour] puis tu prends comme un petit [contenant] Tupperware, pis tu « pitch » [répand] le sel ? (Oui) Le répandre de même. Pas la même quantité, pas aussi concentrée.

R : OK. Et maintenant... la boule est désintégrée… ça se passe comment ?

M : Oui. C’est comme dans le ciel. C’est comme partout.

R : Et maintenant, qu’est-ce qui se passe ?

M : C’est comme si... elle est presque partie.

R : OK. Et tu te sens comment, maintenant ?

M : (Elle respire profondément). Très confuse. (Elle est calme, mais renifle.)

R : OK. Donc, tu ne veux plus de cette anxiété dans ta vie.

M : Non. (Avec insistance.)

R : Très bien. Alors, maintenant que ce n’est plus une grosse boule devant toi... est-ce plus facile à gérer maintenant qu’elle n’est plus si proche et devant toi ?

M : Oui... (mais, elle ne semble pas convaincue.)

R : Donc, maintenant... si tu veux t’en débarrasser complètement. Tu ferais comment ? (Pause) Parce que, maintenant, ce n’est plus une grosse boule devant toi, n’est-ce pas ?

M : (Toujours en train de renifler, plus de larmes et plus d’émotions remontent,)

R : Quelles sont les émotions que tu ressens en ce moment ?

M : (Elle parle en sanglotant) Ça m’a pris beaucoup d’énergie pour me débarrasser de cette boule.

R : C’est vraiment bien. Je veux dire, tu t’en es débarrassé. C’est une très bonne chose, n’est-ce pas ?

M : Oui. (Soupir profond... encore émotionnel)

R : Oui. Ça t’a pris beaucoup d’énergie pour te débarrasser de la boule, mais tu t’en es débarrassé.

M : (reniflant) Comme, je me vois recroquevillée à terre en train de brailler.

R : C’est bon ça. C’est bon si t’as besoin de pleurer, pleure. C’est une bonne affaire. (Grands sanglots.) Parce que tu as affronté cette grosse boule d’énergie, cette grosse boule d’anxiété et tu l’as dissipée. Alors, en tant qu’observatrice, qu’est-ce que tu peux dire au corps en bas qui est accroupi ? Que peux-tu dire à ton corps ?

M : (Soupir profond) De laisser ça sortir.

R : OK. (Un autre profond soupir) Pourquoi est-ce important de laisser ça sortir ?

M : (Renifle) Parce que sinon, ça va rester avec toi.

R : Et, on ne veut pas ça.

M : Non (riant et sanglotant en même temps) J’viens de m’en débarrasser. (Rires)

Faire appel au Moi supérieur de Marie

Pendant la deuxième partie de la régression, nous en apprenons davantage lorsque j’ai fait appel à son subconscient/Moi supérieur, et ayant obtenu la permission de lui poser des questions.

R : Alors, pourquoi avez-vous choisi la vie de cette femme qui a vécu une vie très heureuse et paisible pour qu’elle la révise ?

M : Pour lui montrer que c’était possible.

R : Pourquoi était-il important de lui montrer que c’était possible ?

M : Elle essaie d’atteindre cela, mais elle se sent coincée.

R : Pourquoi se sent-elle coincée ?

M : C’est cette boule noire.

R : Oui. Alors, que représentait cette boule noire ?

M : Tous les problèmes qu’elle porte en elle. Toute l’anxiété.

R : Y’a-t-il autre chose que vous pouvez nous dire au sujet de cette grosse boule noire ? (Pause) On s’en est débarrassée. (Pause) Elle représentait quoi ?

M : La négativité.

R : Pourquoi ressentait-elle toute cette négativité et cette anxiété ? (Respiration profonde) Pourquoi s’est-elle donné tant de mal dans sa vie [actuelle] ? Elle est si jeune pour avoir vécu ces choses. (Pause) Est-ce que cela vient de cette vie ? Ou bien d’une autre vie ?

M : Il n’y a rien. (Elle murmure cela et redevient émotionnelle, alors que son esprit conscient est revenu au premier plan).

R : Alors, dites-m’en davantage sur cette vie que nous examinions. Y’a quelqu’un dans cette vie-là qu’elle connaît dans sa vie actuelle ? A-t-elle reconnu quelqu’un dans cette vie que nous avons examinée ? (Des larmes coulent à nouveau sur ses joues) Pourquoi se sent-elle émotive en ce moment ?

M : Parce que mon subconscient ne dit rien. (Pleurs)

R : Ton subconscient est là... y a-t-il d’autres émotions qui doivent sortir ?

M : (Un petit rire et des pleurs en même temps.) Il semble que oui.

R : OK. Alors, tu veux laisser ces émotions s’échapper ou tu veux simplement être l’observatrice ?

M : (Respiration profonde et sanglots). J’ai juste besoin de brailler, je pense.

R : OK. Pleure. C’est une vraie espace de guérison. (Sanglotant) Pleure. Parce ç’a pris beaucoup d’énergie pour te débarrasser de cette boule noire. (Toujours en sanglotant et en respirant profondément) C’est une très bonne chose que Marie a réussi à faire, la regarder en face et la dissiper. Tu peux tout laisser aller. (Reniflant et prenant de profondes respirations)

R : Que représentent les larmes ?

M : (Respiration profonde et sanglots) Laissez aller !

R : Comment te sens-tu… laisser ça aller ?

M : Ça fait du bien, hostie ! Ça fait des semaines que je dirais que je veux brailler, pis ça ne sort pas.

R : C’est bien. (Reniflant) Que peux-tu me dire à propos de ces larmes ? (Soupir profond) Hmm? La première chose qui te vient à l’esprit ?

M : Y’a vraiment rien. C’est juste tranquille.

R : Tranquille, c’est bien.

M : (Elle pouffe de rire.) Pas si tu veux des réponses.

R : Je pense que c’est bien. On a eu beaucoup de réponses.

M : Oui.

R : Beaucoup de réponses. (Renifle)

R : C’est bien. Quoi d’autre ?

M : Mon subconscient a oublié d’allumer le micro. (Nous rions toutes les deux.)

R : Ton subconscient est toujours là. (Soupir profond) Prends une autre grande respiration. (Respiration profonde) Y a-t-il d’autres émotions que Marie doit laisser aller ?

M : (Grand soupir et petit rire) Je pense que oui...

R : OK. Quel genre d’émotions ?

M : Toutes les inquiétudes.

R : Ça ressemble à quoi ces inquiétudes ?

M : C’est juste de l’énergie. (Renifle et soupire)

R : Ça va super bien. C’est vraiment une séance extraordinaire.

R : Y’at-il quelque chose que tu veux dire à ton subconscient ?

M : Merci.

R : Hmmm. Ton subconscient est là et t’écoutes. Y a-t-il autre chose que tu aimerais dire à ton subconscient ?

M : Il faut qu’on se parle plus souvent. (Reniflements et rires.)

M : Je suis contente d’avoir eu ça. Comme, je comprends... (Je lui donne quelques mouchoirs et elle se mouche).

R : Quelles sont les émotions positives qui ressortent maintenant ?

M : (Soupir profond) D’avoir passé à travers, pas juste arrêté… [la séance].

R : Pourquoi Marie voulait-elle arrêter ?

M : Parce que c’était trop...

R : Qu’est-ce qui était trop ?

M : C’était tellement d’émotion...

R : Uh-huh… Mais pourquoi voulait-elle arrêter ?

M : Elle ne savait pas comment « dealer » avec… [gérer la crise de panique].

R : Donc, c’était important de continuer...

M : Oui ! (emphatique)

R : Pourquoi ?

M : Parce que je me suis prouvé (renifle)... Si je n’y avais pas fait face, ça ne serait pas parti. Juste prouver que je suis capable de « dealer » avec.

R : Ah. Puis, c’était difficile à faire ?

M : Merde, oui. (Soupir profond).

R : C’était difficile à faire ?

M : Oui (émotionnel)

R : Pourquoi ?

M : Parce que je m’y suis accroché depuis si longtemps... C’est comme si une partie de moi est partie...

R : Oui. Pourquoi Marie s’accrochait-elle à cette grosse boule d’anxiété ?

M : Je ne savais pas comment « dealer » avec ça.

Approfondissement

J’ai continué à poser les questions à partir de la liste que Marie avait apportée à la session, et elle a obtenu plus d’informations et de suggestions sur la façon de vivre une vie plus heureuse et plus paisible. Son subconscient/Moi supérieur lui a dit qu’elle avait besoin de prendre du temps pour recharger ses batteries, car il lui avait fallu beaucoup d’énergie pour gérer cette boule d’anxiété qu’elle portait en elle au quotidien. Et si jamais elle réapparaissait, cela lui rappellerait qu’elle ne prend pas soin d’elle-même comme elle le devrait.

R : Mais pourquoi reviendrait-elle cette boule ?

M : Parce qu’elle a fait partie de moi pendant longtemps.

R : Quand cela a-t-il commencé ? Quel âge avait-elle quand ça a commencé ?

M : Je pense qu’elle a toujours été là.

R : Est-ce que ça appartenait à Marie ?

M : Je crois que oui. (Pleurs)

R : Y a-t-il une raison ? Ça servait à quelque chose ?

M : Je pense que c’était pour m’aider à aider les autres.

R : OK. De quelle façon ?

M : (Rires) Eh bien, je peux compatir. Je peux me mettre à la place des autres. (Gros soupir)

R : Uh-huh. Donc, vivre cela, ça aide Marie à aider d’autres personnes ?

M : Oui.

R : Comment ?

M : Eh bien, parce que je comprends ce que les autres passent à travers. Je suis plus capable de les aider.

R : Maintenant qu’elle comprend cela, a-t-elle besoin de le vivre à nouveau ?

M : Non.

À un moment donné, elle a fait référence au tourbillon de couleurs qu’elle voyait dans l’espace vide au début de la régression.

M : Je pense que les différentes couleurs… c’était à quelqu’un d’autre. Comme le noir, c’était tout à moi, mais les autres différentes couleurs en dedans, je pense qu’elles appartenaient à d’autres personnes.

R : Marie prend-elle le stress et l’anxiété des autres ?

M : Mets-en ! (Rires)

R : OK. Alors, pourquoi fait-elle cela ?

M : (Gros soupir) Elle veut juste aider.

R : Mais est-ce que ça aide à Marie ?

M : Eh bien, si elle peut apprendre à le gérer, à y faire face. Oui.

R : Y a-t-il un intérêt à se rendre malade en essayant d’aider quelqu’un d’autre ?

M : Il faut juste aider les bonnes personnes, parce que certaines personnes ne veulent pas être aidées. C’est ça qui est épuisant.

R : Mais comment peut-elle discerner entre ceux qui méritent son aide et ceux qui ne le méritent pas ?

M : Je ne pense pas que ce soit une question de « mérite », c’est une question de... s’ils sont ouverts à cela.

R : OK. Alors, comment peut-elle le savoir ?

M : Eh bien, c’est un peu comme je te disais tantôt. J’essaie d’aider les autres, puis eux, toutes les excuses étaient bonnes. Alors, je prenais du recul. Parce que je commençais à être « drainé » [se sentir siphonnée.]

R : Mais est-ce qu’elle recule assez vite, ou ?

M : Elle essaie. (Rires), Mais, ayant vécu l’expérience, elle va...

R : Oui. Elle a beaucoup d’expérience pour son jeune âge.

M : Mets-en ! (Rires)

Dans le cadre du processus d’autoguérison, j’ai demandé au subconscient/Moi supérieur de faire un « scan » [balayage énergétique] du corps de Marie. Ensuite, je me suis assurée que tout était en harmonie et en équilibre.

R : Y a-t-il des endroits dans le corps qui doivent être examinés en détail ?

M : Non.

R : Tout a été relâché ?

M : Oui.

R : Tout est libéré ?

M : Oui.

R : Marie n’a plus besoin d’avoir des problèmes aux genoux ?

M : Non.

R : Elle n’a plus besoin d’avoir des problèmes de dos ?

M : Non.

R : OK. Elle peut tout laisser aller ? (Respiration profonde) C’est déjà tout parti ? Elle a déjà vécu une vie heureuse.

M : Oui.

R : Avait-elle des douleurs dans cette vie-là ?

M : Non.

R : Pas de douleurs dans cette vie-là. Alors elle peut avoir ce type de vie dans sa vie actuelle ?

M : Oui.

R : C’est bien. Avez-vous d’autres conseils à lui donner sur la vie que nous avons examinée ?

M : Elle est toujours en toi...

R : Autre chose ?

M : Qu’elle continue à faire ce qu’elle a fait présentement. Elle faisait ce qu’elle devait faire, mais elle ne pouvait pas... Je ne savais pas que j’avais cette boule-là. Alors, je ne savais pas comment m’en occuper.

R : Donc, si elle réapparait...

M : Eh bien, maintenant je sais quoi faire.

Une autre perspective

L’esprit conscient de Marie était très présent pendant sa régression, mais son Moi supérieur y était aussi. Vous l’avez peut-être remarqué lorsqu’elle passait de la première à la troisième personne. Lorsqu’elle parlait à première personne, elle faisait face aux émotions brutes, aux peurs, aux doutes et au drame de sa vie... mais elle était également capable de se retirer de la scène et de devenir l’observatrice. Lorsque son Moi supérieur faisait surface, elle était beaucoup plus calme, plus sage, compatissante, décisive et plus légère. À la fin, elle a pu répondre à toutes ses questions et a été très heureuse de la façon dont s’est déroulée sa séance.

Cet article a été publié dans mon infolettre d’avril 2020. Pour y accéder dans votre navigateur, CLIQUEZ ICI.


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